Kevin Linden : comment faire une sortie hors-du-corps ?

 » Visiter d’autres planètes et dimensions. Rencontrer et interagir avec des consciences non-humaines situées sur un autre plan. Pouvoir se balader n’importe où sur Terre et tout ceci avec un corps subtil. C’est bien gentil tout ça mais où est la preuve ? Tout ça peut être simplement des rêves ou des hallucinations produites par le cerveau. Cette dernière affirmation est le positionnement privilégié des « voyages-astrosceptiques ». Et ce débat dure au minimum depuis un siècle (sans doute depuis des millénaires). Le célèbre expérienceur Sylvan Muldoon et son acolyte Hereward Carrington se sont heurtés à ces objections après la parution de leur livre « La projection du corps astral » paru en 1929. Vingt-deux ans plus tard, en 1951, ils sortent un nouveau livre « Les phénomènes d’extériorisation consciente du corps astral » dans lequel ils décrivent les difficultés qu’ils ont à prouver les expériences de sorties hors du corps. Voici ce qu’ils en disaient à ce moment-là (à remettre dans le contexte de l’époque) :

« Naturellement avant d’admettre un fait la science veut qu’il soit prouvé ! Dans les sciences physiques, cette « preuve » est généralement formée par un simple critérium : que chaque phénomène puisse être reproduit si on le désire. Si un seul expérimentateur accomplit une expérience et écrit un rapport, il peut s’être trompé ; mais si une centaine de gens reproduisent son expérience, dans des conditions identiques, et obtiennent les mêmes résultats, alors sa découverte est admise par le monde scientifique. Pourtant il y a certains phénomènes, maintenant généralement admis, qui n’entrent pas dans cette catégorie : les météores, les raz de marée, la foudre globoïde, les éclairs très lumineux, sont aujourd’hui acceptés comme des réalités, bien qu’ils ne puissent pas être reproduits à volonté. Le mieux de ce que l’on peut faire est de les observer aussi soigneusement que possible quand ils se produisent, et, si possible, de les enregistrer par le moyen d’instruments convenables. Il y a par conséquent au moins deux méthodes par le moyen desquelles un phénomène inusuel peut finalement être prouvé : par la répétition et par l’observation. Des nombreux phénomènes psychiques, malheureusement, étant sporadiques et imprédictibles, appartiennent à cette deuxième catégorie. Ils doivent être observés quand ils se reproduisent. […] C’est à cause de cela que les mystiques ont eu tant de difficultés pour transmettre au monde scientifique la réalité de leurs expériences extatiques. Il n’y a aucun moyen qui permette de les enregistrer de l’extérieur et sauf quand l’observateur expérimente quelque phénomène de ce genre lui-même, il reste généralement profondément sceptique au sujet de la réalité d’une telle expérience aussi intense et vraie qu’elle puisse être pour celui qui la ressent. […] C’est cette même difficulté que le projecteur astral rencontre quand il essaie de prouver la réalité de ses propres expériences. Personnellement, il sait qu’il est hors de son corps et pleinement conscient à ce moment-là. Mais comment le prouver à quelqu’un d’autre ? Nous avons souvent insisté sur le fait que si les sceptiques faisaient même une seule fois une telle expérience, ils ne douteraient plus longtemps ; mais ils ne font pas ces expériences. Ce qu’ils demandent c’est une preuve « objective », une preuve que ces expériences ne sont pas simplement subjectives ou hallucinatoires, pareilles aux rêves intenses. C’est la raison cruciale et la principale raison qui fait que ces expériences ne sont pas plus généralement admises comme vraies. Dans nos livres précédents nous avons insisté sur l’extrême difficulté d’obtenir cette preuve ; nous ne pouvions guère que redire : « Expérimentez vous-mêmes, ainsi vous aurez la preuve que vous voulez ».

Même si la recherche scientifique et la technologie ont fait un bond considérable depuis 1951, il me semble que le meilleur moyen d’avoir une preuve de ce phénomène reste à ce jour d’en faire soi-même l’expérience. Assurément, même si une centaine de chefs étoilés me disaient que le fondant au chocolat devant moi est le meilleur du monde, tant que je ne l’ai pas goûté pour en attester je resterai « fondant-chocolatosceptique ». Résumons tout ceci en un mot : expérimentons ! Oui mais comment ? »

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